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PRÉSENTATION DE L'AMICALE

Amicale du conseil de l'europe

ENTRETIEN

avec Denis Huber, Président de l’Amicale.

Secrétaire exécutif du Groupe Pompidou, Président de l’association littéraire Book1, guitariste et chanteur au sein du groupe les 12 Stars Band, l’actuel Président de l’Amicale du personnel du Conseil de l’Europe Denis Huber, est sur tous les fronts. Impliqué, dévoué aux causes qu’il défend avec brio, découvrez l’histoire de l’Amicale qui regroupe aujourd’hui plus de 2000 membres de 47 nationalités différentes.

 

De l’Association du personnel à l’Amicale

« L’ancêtre de l’Amicale existe quasiment depuis l’origine de la création du  Conseil de l’Europe dans les années 50 ». Créée par ses fonctionnaires, cette association, calquée sur le modèle d’un Comité d’Entreprise, poursuivait un double objectif : gérer les droits et intérêts du personnel et favoriser la cohésion et la solidarité entre les membres. A cet effet, divers événements ayant trait au social et au culturel étaient organisés.

Dans les années 1970, la décision fut prise de scinder cette association en deux parties : un Comité du personnel d’une part et une Amicale d’autre part. Alors que le premier avait pour mission de défendre les droits et intérêts du personnel face aux « organes de décision politique, c’est-à-dire le Secrétaire Général et le Comité des ministres », la seconde revêtait un aspect plus convivial. Il s’agissait de « créer le lien »  en regroupant « la communauté des agents, leurs familles par le biais d’activités sociales et culturelles » précise Denis Huber.

Cette scission se heurta cependant à de nombreuses difficultés. Alors que le Comité du personnel bénéficiait d’une existence juridique et donc d’un cadre règlementaire grâce à son intégration au sein du statut du personnel du Conseil de l’Europe, l’Amicale au contraire, dépendait du « bon vouloir » de ses membres. Il fallait « relancer chaque année les agents pour qu’ils paient leur cotisation ».

 

La naissance de la « Nouvelle Amicale »

Fraichement élu Président du Comité du personnel en 2001, Denis Huber fut sollicité par les responsables de l’Amicale qui lui firent état de la « crise grave » que traversait cette dernière. Outre le peu de bénévoles « prêts à s’investir » ils déploraient le temps consacré à solliciter les agents pour qu’ils contribuent financièrement à l’association.

Une réflexion conjointe fut donc menée  avec Yann De Buyer, qui présidait l’Amicale à l’époque, afin de trouver une issue positive à cette situation. Il fut ainsi décidé d’entamer une «  profonde  réforme » qui s’articulerait autour de trois axes principaux : « donner une existence juridique à l’Amicale », « regrouper toutes les structures qui, à l’époque, existaient de manière parallèle, telle que l’Association sportive ou l’Amicale femmes sous un même toit » et établir l’adhésion de fait des agents sauf volonté contraire de ces derniers.

Le premier point fut solutionné au moyen d’un arrêté du Secrétaire Général. Le second ne posa guère de difficultés non plus permettant aux diverses entités existantes de « bénéficier du toit de l’Amicale et donc d’une existence juridique au sein du Conseil de l’Europe, tout en « conservant leur autonomie ». L’adhésion de fait des agents à l’Amicale sauf volonté contraire de ces derniers, le « fameux opting-out » fit quant à lui, l’objet de critiques. Ces dernières portèrent notamment sur le fait que l’on ne peut « obliger les agents à être membres d’une association s’ils ne le souhaitent pas ».

Pour sortir de la controverse, Denis Huber proposa lors de l’Assemblée Générale du personnel de 2003, d’organiser un référendum qui eut lieu le 5 juin 2003.

 

La mise en place d’une « identité collective »

 L’issue du vote fut incontestable : « 90 % des agents se sont prononcés en faveur de la création de la Nouvelle Amicale comprenant les 3 paramètres indiqués ». C’est dans ce contexte que, le 1er janvier 2004, la « nouvelle Amicale » a été officiellement portée sur les fonts baptismaux.

« Il fallait tout construire, donner une existence collective à ce Comité tout en respectant l’autonomie de chacune des sections » explique Denis Huber. La création d’une « identité collective »  fut possible grâce à la création de nombreux événements tels que la « soirée de rentrée », la fête de Noël pour les enfants à Europa Park ou encore « les soirées découvertes des états membres du Conseil de l’Europe ».

La section musique, connut également une nouvelle dynamique avec notamment la création d’un spectacle hommage à Georges Brassens, chanté en différentes langues européennes, qui eut lieu devant un hémicycle du Conseil de l’Europe comble en mars 2006. Le succès du spectacle fut tel que plusieurs autres concerts eurent lieu à l’UNESCO en février 2007 à Belgrade, en juillet 2007 ainsi qu’à Lisbonne en mars 2010. Un CD et un DVD du spectacle furent enregistrés et diffusés.

Denis Huber assura la Présidence de l’Amicale jusqu’à son départ à Belgrade en 2006. Simon Palmer, Emmanuel Lhéritier puis Saida Théophile en assurèrent successivement la Présidence, apportant chacun leur pierre à l’édifice. De très belles initiatives virent le jour avec notamment la création du Marché de Noël du Conseil ou la mise en place de partenaires commerciaux.

 

De 400 à plus de 2000 membres

L’adhésion automatique des agents eut un effet extrêmement positif sur le développement de l’Amicale. Outre la création d’un emploi à plein temps de secrétaire, elle permit à l’association de contribuer au développement de ses activités par l’attribution de subventions. C’est ainsi que le nombre de sections linguistiques est passé à 17 et que des sections ont pu voir le jour dans des domaines variés : littéraires, musicaux, sportifs. A cela s’est ajouté la mise à disposition d’un grand espace permettant de disposer de salles de cours au sein du bâtiment de l’Agora en 2009.  

 

L’Amicale, « une passerelle entre le Conseil de l’Europe et la population strasbourgeoise »

L’une des missions de l’Amicale étant « d’assurer la  promotion du Conseil de l’Europe dans la ville et la région qui l’accueille », la possibilité pour les personnes extérieures de participer à ses activités a été facilitée par la mise en place du double parrainage d’agents du Conseil. Toujours dans cette perspective d’ouverture, de nombreux partenariats ont été mis en place : avec l’association parlementaire européenne, la MESA, le Mouvement Européen Alsace, le Lieu d’Europe, le Club de la presse…  ces derniers apportent, selon le Président, « d’incontestables avantages pour l’Amicale ».

Le Président, qui espère pouvoir compter sur l’implication de nouveaux bénévoles pour perpétuer cette si belle initiative, est  très fier de  l’impact positif de l’Amicale sur la vie de ses membres : « Les gens se découvrent autrement que par leurs fonctions professionnelles. C’est d’autant plus important qu’il ne s’agit pas d’une communauté classique. Nous sommes une grande famille composée de 47 nationalités différentes ! ».

Amicale du conseil de l'europe

LES MEMBRES DE L'AMICALE  

L’Amicale du personnel du Conseil de l’Europe comprend 2 000 membres.

Il s’agit principalement du personnel des institutions européennes basées à Strasbourg parmi lesquelles figurent : le Conseil de l'Europe, le Parlement européen, le Médiateur européen et les missions diplomatiques. 

Elle comprend également des membres externes : les intervenants qui animent certaines activités, les partenaires non-institutionnels ainsi que les personnes parrainées par deux membres de l'Amicale